Conseils pour votre huile moteur

 

 

Un moteur bien entretenu ne sera pas un puits d’huile, toutefois cela ne vous dispense pas des contrôles nécessaires soit tous les 2 500 km, soit au départ ou à la fin d’un long parcours. Voici en tous cas quelques conseils qui devraient vous être bien utiles.

Contrôlez le niveau d’huile

Le contrôle se fait une fois la voiture stationnée sur une surface plane et moteur froid. Retirez la jauge de contrôle, puis après l’avoir essuyée, remettez-la dans son emplacement. Sortez-la à nouveau et regardez le niveau de la trace qui doit être située entre les repères « maxi » et « mini ». De même, vous pouvez observer sur votre tableau de bord le témoin du niveau d’huile. Si votre niveau d’huile est sous le seuil minimum, le moteur mal lubrifié va s’user de façon prématurée. Observez également la couleur de votre huile lors du contrôle. Si elle est de couleur mayonnaise, c’est le signe d’un joint de culasse défaillant qui laisse passer l’eau dans l’huile. Changez donc d’urgence le joint défaillant.

 

Ajustez le niveau

En cas de panne d’huile, si vous n’avez pas votre huile habituelle, vous pouvez utiliser en complément une huile de la même viscosité et du même type que celle de votre dernière vidange. Si vous n’avez pas la possibilité de choisir, n’importe quelle huile moteur essence ou Diesel suffira et sera toujours mieux que l’absence d’huile.

Evitez aussi le trop plein d’huile car cela pourrait endommager un joint d’étanchéité sur un moteur essence ou détruire carrément un turbo Diesel. Retirez donc l’excédent d’huile jusqu’en dessous du niveau maximum avant de démarrer le moteur.

En définitive, une consommation trop importante peut signifier une usure importante du moteur. Cependant, certaines voitures modernes consomment jusqu’à un litre aux 1000 km.

 

Le choix de la bonne huile

Pour une utilisation citadine ou intensive, une huile de synthèse ou de semi-synthèse conviendra si vous roulez beaucoup en ville en tenant compte des exigences et des rendements demandés. Ce type d’huile protège mieux le moteur tant à chaud qu’à froid mais elle coûte deux fois plus cher qu’une huile classique.

 

Pour une utilisation routière

Pour une utilisation routière, une bonne huile minérale fera l’affaire. Bien que moins fluide qu’une de synthèse ou de semi-synthèse, elle assurera une lubrification acceptable du moteur dans les conditions d’utilisation normale.

 

Renseignements sur le bidon d’huile

L’indice de viscosité de l’huile qui est sa principale identité est déterminé par deux chiffres et un « W ».

Prenons un exemple :

Dans 15W40, 15 renvoie à l’indice de viscosité à froid (symbolisé par W) et plus le chiffre est petit et plus l’huile gagne en fluidité à température basse. De façon générale, les indices de viscosité de l’huile à froid qu’on retrouve sont 20W, 15W, 10W, 5W voire 0W dans les pays nordiques. Le chiffre 40 renvoie à la viscosité à chaud  et le principe s’applique inversement qu’avec l’huile à froid. Les indices qu’on rencontre sont : W30, W40 et même W50 dans les pays d’Afrique du nord.