Renault Nissan-Dongfeng : un partenariat à la mode chinoise.

 

La Chine est l’un des marchés automobiles les plus importants au monde. Sa conquête par les grandes marques automobiles est un impératif qui conditionne en quelque sorte une véritable politique d’expansion. Cependant, certaines conditions particulièrement strictes imposent aux constructeurs une politique commerciale qui n’a pas franchement été une partie de plaisir ces dernières années. De nombreuses affaires de scandale ont en effet fait grand écho avec des incidences financières toutes aussi désastreuses les que les autres. L’actualité semble s’orienter vers de nouvelles perspectives avec les impératifs environnementaux auxquels la Chine est soumise. Le mot d’ordre est la réduction relative des véhicules polluants au profit des voitures hybrides et électriques. Un système de quotas dont les détails vont bientôt être communiqués va être mis en place sous peu. Occasion pour le groupe Renault-Nissan de s’engager dans ce nouveau marché qui promet d’être une excellente nouvelle.

 

De nouvelles règles.

C’est un fait avéré, la Chine a de sérieux problèmes de pollution urbaine qui semblent intimement liés à son parc automobile d particulièrement impressionnant. Pour inverser la courbe des chiffres alarmants, le pays a donc décider de faire du développement des véhicules hybrides et électrique une priorité avec pour ambition déclarée d’instituer des quotas qui accorderont pas moins d’un cinquième de part de marché aux voitures écologiques. C’est ambitieux programme sera renforcé par des sanctions lourdes en l’encontre de toute velléité contraire et ce jusqu’à la fermeture d’accès au marché chinois des voitures non écologiques.

Cette nouvelle politique de la Chine représente bien entendu une sérieuse opportunité pour les grands groupes dont la réaction de Renault-Nissan est révélatrice de l’intérêt. Le constructeur s’est en effet allié à l’entreprise chinoise Dongfeng Motor pour mettre sur pied une coentreprise désignée e GT New Energy Automotive. L’objectif principal de ce partenariat est le développement de voitures électriques au cours de l’année 2019. Le projet prévoit notamment la conception d’un modèle coût relativement bas dans l’usine de Dongfeng de shiyan au centre du pays. La production annuelle du site est évaluée à 120.000 unités.

 

Une perspective prometteuse.

Cette alliance est vue d’un très bon œil par les partenaires qui comprennent bien les enjeux économiques et stratégiques qui en découlent. Pour la partie chinoise on parle d’un accord de premier ordre  par la voix de Zhu Yanfeng préésident de Donfeng dont l’entreprise a par ailleurs pris part au capital de groupe PSA à hauteur de 12,23%. Pour le groupe Renault-Nissan l’opération et à saluer et représente une perspective économique très prometteuse avec une incidence appréciable à tout point de vue.

Pour clore le sujet, il est important de préciser le récent partenariat en groupe Renault-Nissan et l’entreprise chinoise Donfeng n’est pas la première alliance du genre. Les deux entreprises qui semblent réciproquement s’apprécier sont en fait à leur troisième entente de ce type alors que l’entrée de Renault dans le marché chinois ne date que de 2016. Un peu comme pour rattraper son retard Renault s’active et vient de communiquer dans la foulée un nouveau partenariat cette fois avec l’entre prise chinoise Briliance China Automotive.